Alma confirme sa robustesse dans un contexte incertain et poursuit ses engagements coopératifs
Alma confirme sa robustesse dans un contexte incertain et poursuit ses engagements coopératifs
Groupe Alma | Publié le 25 mars 2026
Dans un contexte économique et politique difficile marqué par des tensions internationales, Alma a su démontrer ses capacités de résilience. Fidèle à son modèle coopératif et à son pilotage de long terme, Alma maintient une trajectoire solide, portée par la complémentarité de ses activités, la confiance de ses clients et des indicateurs extra-financiers robustes. Retour sur l’exercice 2024/2025 clos lors de l’AG du 24 mars 2026 et projections sur l’avenir.

Un exercice 2024/2025 maîtrisé grâce à des activités qui s’équilibrent
Le modèle coopératif d’Alma est historiquement construit pour absorber les effets de cycle.
- L’activité Logiciels CFAO (industrie), jusque-là dans une logique de fort développement et d’investissement commercial et technique, enregistre un ralentissement de par sa forte exposition au contexte international, notamment en Chine et en Allemagne. Pour autant, d’autres activités ont poursuivi leur dynamique.
- L’activité Logiciels Santé, notamment autour des logiciels pour la pharmacie hospitalière, continue d’enregistrer une croissance régulière, n’étant pas impactée par les réductions budgétaires subies dans d’autres secteurs. La poursuite de la modernisation des logiciels via l’investissement en R&D, le développement d’un nouveau logiciel pour la nutrition parentérale à domicile (NPAD) et la poursuite de la démarche de certification en tant que Dispositif Médical, ont marqué l’année 2025.
- L’intégration d’Agilium, éditeur d’une solution SaaS de gestion de la qualité, une activité en plein essor portée par une synergie d’expertises tant techniques que marketing, contribue également à renforcer le modèle d’édition de logiciels d’Alma en le déclinant sur d’autres métiers
- Dans les activités de services (déploiement d’infrastructures et développement d’applications collaboratives), les expertises techniques et la qualité de la relation avec les clients ont permis de limiter l’impact des aléas des politiques budgétaires et économiques sur les secteurs public et privé. A noter que l’activité Systèmes et réseaux s’appuie de plus en plus sur des offres basées sur l’open source dans une démarche d’indépendance technologique, de pérennité des solutions et de maîtrise des coûts, qui permettent également d’apporter des solutions aux clients sur les enjeux de souveraineté numérique.
Depuis plus de 45 ans, et plus encore dans le contexte actuel marqué par de fortes incertitudes, la diversification des activités et des marchés constitue l’un des piliers du modèle Alma. Cette complémentarité contribue à la stabilité de l’entreprise et lui permet d’aborder l’avenir avec confiance.
Notre statut coopératif nous permet de piloter l’entreprise dans une logique de temps long. Les aléas économiques existent, mais ils ne remettent pas en cause notre cap et nos projets. La complémentarité de nos activités, la confiance de nos clients, notre stratégie partenariale et l’engagement de nos équipes constituent notre véritable socle de robustesse. Dans ce contexte, nous pouvons rester aussi exigeants sur nos résultats économiques que sur nos indicateurs coopératifs et environnementaux. » Simon Mirouze, PDG d’Alma Scop.
Un équilibre entre performances économiques et indicateurs coopératifs structurants
En tant que Scop, Alma évalue sa robustesse à l’aune d’indicateurs à la fois financiers et extra-financiers. Son modèle repose ainsi sur un équilibre assumé : être performante économiquement tout en garantissant un haut niveau d’engagement humain et citoyen.
Alma est d’ailleurs toujours classée F1+ par la Banque de France, parmi les entreprises dont la capacité à honorer ses engagements financiers à un horizon de 3 ans est considérée comme Excellente++.
Le chiffre d’affaires de l’exercice 2024/2025 en très légère hausse atteint 12 923 k€ (+ 1 %).
La part de l’export est stable et représente 37 % du chiffre d’affaires (pour 38 % en 2023/24).
Le résultat net s’élève à 1 920 k€ (contre 2 433 k€ en 2023/2024), soit près de 15 % de rentabilité.
Parmi les indicateurs de citoyenneté économique marquants :
- 64 % de la valeur créée redistribuée aux salarié·e·s
- Ratio d’écart de revenu de 1 à 2,6 (entre la rémunération la plus haute et la plus basse)
- Création nette de 7 postes
- 10 entreprises soutenues financièrement
- 3,4 % du résultat net consacré au mécénat (en progression de 40 %)
- 90 % de taux de bien-être exprimé (en progression de 6 %)
- 95 % de taux de fidélisation
Parallèlement, Alma poursuit sa politique de placements et investissements éthiques (62 % en 2024 et 70 % en 2025, objectif de 100 % en 2030). Elle s’appuie notamment sur un référentiel élaboré grâce à des travaux d’experts en finance éthique pour catégoriser les établissements bancaires et ses placements et leur attribuer une « note éthique ». A noter également la part croissante des investissements dans des structures de l’ESS ou proches, à l’image du fonds d’investissement CoopVenture, ou encore de France Active, pionnier de la finance solidaire. Alma souhaite investir davantage dans des secteurs à impact social et environnemental , en cohérence avec son projet coopératif et les engagements pris lors du parcours de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC).

Une adoption raisonnée de l’intelligence artificielle
L’innovation reste au cœur de la stratégie d’Alma, avec un investissement toujours soutenu en R&D, représentant plus de 23 % des activités d’édition.
L’intelligence artificielle (IA) constitue naturellement un axe stratégique transverse pour Alma qu’elle a commencé à intégrer dans plusieurs de ses solutions logicielles. Sur ce point, Alma a une vision stratégique globale qui englobe toutes les dimensions du sujet (technique, éthique, sociale, environnementale), ce qui se traduit à la fois dans l’intégration de ses produits et services et dans ses propres pratiques et processus internes.
Sous-jacent à l’IA, l’enjeu de la souveraineté numérique est au cœur des réflexions d’Alma, désireuse d’apporter des solutions ad hoc à ses clients, en particulier les collectivités, à travers ses activités de services.
Par ailleurs une commission IA a été mise en place dès 2024 et la première version d’une charte d’utilisation de l’IA a été élaborée collectivement en 2025, adoptée avec l’aval de l’ensemble des coopérateurs pour cadrer les usages et enclencher une dynamique.
L’entreprise explore également des pistes d’internalisation de l’IA dans une logique de maîtrise des données, d’indépendance stratégique et de sobriété numérique.
Depuis sa création, Alma a su s’approprier les évolutions technologiques du numérique tout en intégrant leurs impacts globaux, qu’ils soient sociaux ou éthiques. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, l’entreprise s’inscrit dans cette continuité en plaçant au coeur de sa démarche des enjeux clés tels que la souveraineté technologique et la frugalité numérique.
Préparer l’avenir : structuration, investissements et partenariats
Engagée en 2023 dans le parcours CEC, Alma déploie progressivement sa feuille de route au sein de chacune de ses activités. Pour les logiciels de CFAO notamment, il s’agit de contribuer à une industrie plus sobre en ressources et en énergie. Concrètement, cela se traduit par l’amélioration constante des algorithmes d’optimisation de découpe pour permettre aux clients de réduire leur consommation de matière première, de mieux valoriser les chutes, d’améliorer la traçabilité des matériaux et d’intégrer des indicateurs de performance environnementale.
Toutefois, en tant qu’éditeur spécialisé, Alma agit à son échelle mais ne peut transformer seule la chaîne industrielle. Cette démarche s’inscrit donc dans une logique partenariale de long terme, associant l’ensemble des parties prenantes, clients, industriels internationaux (constructeurs de machines-outils, éditeurs de logiciels…) et acteurs académiques et universitaires. L’entreprise est ainsi marraine du cursus « Ingénieur de spécialisation – Acteur d’une économie régénérative » porté par Grenoble INP – Ensimag, afin de contribuer collectivement à la transformation des pratiques industrielles.
Plus largement, Alma poursuit sa réflexion autour de nouvelles alliances industrielles et de diversification, notamment avec des éditeurs de logiciels positionnés sur des secteurs à impact, et la recherche de nouvelles pousses qui pourraient être accompagnées par la Scop.
Enfin côté investissements structurels, Alma Scop lance cette année son projet annoncé de rénovation de son bâtiment principal. Ce choix a été privilégié à la reconstruction dans une volonté de réduction de l’impact environnemental et de non-artificialisation du foncier. Le bâtiment sera temporairement fermé, à partir de fin avril et pour 8 à 12 mois, pour être rénové selon des critères renforcés en termes d’optimisation énergétique et environnementale, tout en améliorant le confort et les capacités d’accueil.
Grâce entre autres au remplacement du système CVC et de la chaudière au gaz par une ferme de pompes à chaleur, Alma prévoit d’atteindre dès 2030 l’objectif de réduction d’au moins 50 % de la consommation d’énergie finale de l’ensemble de son parc tertiaire, bien avant l’échéance de 2040 fixée par l’obligation Eco Energie Tertiaire issue du décret Tertiaire.
Pendant ces travaux, une partie des salariés seront relogés à proximité, sur le campus de Saint-Martin d’Hères, permettant à Alma de renouer avec ses origines universitaires, et l’ensemble des équipes s’attacheront à maintenir une vie coopérative active pour préserver la cohésion.
Chiffres clés de l’exercice 2024/2025 :
- CA de l’exercice 2024/2025 (clos le 30/09/2025) : 12 923 550 euros (+ 1 %)
- CA consolidé du groupe Alma : 20 M€
- Résultat net : 1 920 156 euros (15 % de rentabilité)
- Exportation : 37 % du CA
- Effectif (Alma Scop) : 112 salarié·es au 30/09/2025 dont 88 % de salarié·es associé·es
- Effectif du groupe Alma : 186 salarié·es